Infographie #21 – Comprendre le nouvel usage des miles Flying Blue

Infographies

 

Paris, le 28 mars 2018 – Nous vous avons présenté le 9 Novembre 2017 les principales modifications du programme du programme Flying Blue avec l’introduction, au 1er avril 2018, d’un système « revenue based », à l’instar de beaucoup d’autres grands programmes de fidélité, et la création de XP (Points d’Expérience) qui déterminent le statut des membres et donc les avantages dont ils bénéficient.

Nous nous attachons principalement dans cette nouvelle infographie à déchiffrer le nombre de miles requis pour obtenir un billet prime dans le nouveau programme à compter du 1er juillet 2018 mais revenons également sur d’autres points clefs du nouveau programme.

 

Conversion de miles acquis et domiciliation

 

La conversion des miles statut en points XP maintient une distinction entre les membres domiciliés en France et ceux domiciliés dans les autres pays. Ces derniers bénéficient lors de la conversion au 1er avril 2018 d’un point XP supplémentaire par tranche de 1000 miles statuts acquis.

Au-delà de la conversion, les avantages qui étaient liés à une domiciliation à l’étranger disparaissent pour laisser place à un mode de calcul en fonction de l’origine et de la destination.

 

Les changements du nouveau barème de dépense

 

Le 1er juin 2018 verra l’application du nouveau barème d’utilisation des miles Flying Blue.

Le changement le plus important concerne le montant de la prime qui ne sera plus fixé par zone géographique comme aujourd’hui mais selon des critères d’« origine et destination ». Le but de ce changement est probablement de rapprocher le montant en miles demandé de la valeur marchande des billets. Ainsi certaines destinations voient leur coût en miles baisser et d’autres augmenter.

Gagnant ou perdant ? Difficile de répondre globalement tant les variations dépendent de la destination et de la classe de voyage. A noter tout de même une tendance à la baisse du nombre de miles requis pour la côte est de l’Amérique du Nord, les Caraïbes et l’Asie et une tendance à la hausse pour la majorité des destinations de la côte ouest de l’Amérique du Nord, de l’Afrique et du Pacifique.

L’autre nouveauté est la possibilité d’obtenir un billet prime jusqu’au dernier siège disponible dans l’avion. L’’ancien système n’était pas très transparent sur ce point avec des montants de primes demandés variables et même des primes réservées pour les membres Elite. Air France nous assure que la disponibilité au niveau d’entrée sera sensiblement la même qu’actuellement.

L’achat de miles sera également simplifié. Il sera possible de régler jusqu’à 25% du montant du billet prime en cash lorsque le nombre de miles dont vous disposez est insuffisant ou si vous souhaitez garder vos miles pour une autre occasion. Cette méthode est plus simple et plus flexible que l’ancien système d’achat de miles qui était déconnecté de la disponibilité du vol en question.

Enfin les Primes Promo seront conservées avec des réductions allant de -20% à -50%.Espérons que la liste des destinations sera plus attractive et plus complète que dernièrement.

 

Utilisation des miles

 

Pour faciliter la compréhension du nouveau programme, Flight-Report a établi une cartographie comparative et détaillée du nombre de miles nécessaires « à partir de », en aller simple et par destination. L’hypothèse retenue est celle d’un départ depuis Paris vers les destinations long-courrier opérées par Air France et Joon. La variation du montant de miles demandé correspond à la moyenne de chacune des 3 classes de voyages (Economy, Premium Economy et Business), le nombre de miles demandé en cabine La Première restant inchangé.

Amériques

Clairement les destinations de la côte est de l’Amérique du nord (à l’exception d’Atlanta, Boston et Washington) bénéficient d’une réduction du nombre de miles requis. Miami est particulièrement avantagée avec -15%, alors que sur la côte ouest, Los Angeles nécessitera de dépenser 8% de miles supplémentaires.

Les Caraïbes profiteront aussi d’une baisse du montant de miles demandés avec -10% alors que les destinations d’Amérique centrale (Panama et San José) verront leur montant augmenter de 8% en moyenne.

Pour l’Amérique du sud, le montant est réduit de -7% en moyenne pour le Brésil et l’Uruguay alors que les autres pays accusent des augmentations comprises entre 2% et 10%.

 

Afrique et Moyen-Orient

Le constat est plus amer sur le continent Africain ou la quasi-totalité des destinations connaissent une forte augmentation des miles nécessaires pour bénéficier d’un billet prime.  Le nouveau système semble se baser sur les prix pratiqués sur ses destinations. Toutefois, dans la pratique, il est fort peu probable que la demande de billets primes soit forte vers des destinations pétrolières comme Pointe Noire ou Luanda qui voient leur montant augmenter de respectivement 10% et 32%.

Au Moyen-Orient, le constat est mi-figue, mi-raisin, l’Egypte, désormais desservie par Joon, et le Liban couteront -10% de moins mais à l’inverse, les Emirats Arabes Unis 10% de plus.

Dans l’océan Indien, la Réunion et les Seychelles seront plus abordables alors que l’Ile Maurice verra le montant de sa prime augmenter d’un léger 3% en moyenne.

 

Asie et Pacifique

Bonne nouvelle pour les voyageurs vers l’Asie, toutes les destinations sont en baisse avec une baisse moyenne de -9%.

Malheureusement pour les extraterritoriaux de la Polynésie Française et de la Nouvelle Calédonie (vol opéré par Air Calin), le montant sera renchéri de 10% et 38% respectivement.

 

Il faut noter que, selon les cas, un trajet commençant au départ d’un aéroport de province ou européen nécessitera selon les cas plus ou moins de miles que depuis Paris. Le simulateur de Flying Blue n’intègre pas encore toutes les origines et destinations pour pouvoir vous apporter un éclairage complet sur cette différentiation.

 

Des billets gratuits… qui ne le sont pas !

Si l’accumulation de miles donne bien la possibilité de voyager pour moins cher il ne faut pas pour autant croire que cela signifie pouvoir voyager gratuitement. Il faut en effet s’acquitter d’une part des taxes gouvernementales imposées à la compagnie mais également régler le montant de la surcharge transporteur appelé YR (ou surcharge carburant appelé YQ) qui elle finit bien dans la poche de la compagnie.

Cette pratique interdite au Brésil et aux Philippines est malheureusement adoptée par la majorité des compagnies aériennes dont Air France dans son programme Flying Blue. Le nouveau barème de dépense maintiendra le même niveau de surcharge, qui peut représenter sur un aller-retour long-courrier jusqu’à 360€ en plus du montant des miles et des taxes demandés.

 

Méthodologie

Informations recueillis depuis le calculateur de miles Flying Blue (https://www.flyingblue.com/calculator/spend.html) et par le service de presse Air France.

Article rédigé par Flavien Tete Le 28 mars 2018

Flavien est le co-fondateur de Flight-Report.com, avec plus de 60 vols par an sur tous les continents et dans toutes les classes de voyage, Flavien est un passionné de longue date de l’aérien et plus particulièrement de l’expérience passager.

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6 comments on “Infographie #21 – Comprendre le nouvel usage des miles Flying Blue”

  1. Merci pour cette étude très intéressante !
    J’aurais simplement rajouter un point qui ne me semble négligeable: avec le nouveau système, le cumul de miles pour les voyageurs en classe économie va être moindre qu’auparavant. Il faudra donc dépenser plus pour avoir la même somme de miles. Donc si un tarif en miles sur une destination reste identique, en réalité pour certains passagers, il y a quand même eu une augmentation 🙂

    1. En effet Nicolas, c’est une bonne remarque, nous avons abordé la problématique du cumul dans notre étude précédente: https://blog.flight-report.com/fr/infographie-19-la-verite-sur-les-changements-du-programme-flying-blue/

  2. Et pour les voyages en Europe, est-ce qu’il y a des changements ?

    1. Oui il y a aussi des changements pour les vols Europe, nous n’avions pas la place d’en parler sur cette infographie et nous avons privilégié le long-courrier.

  3. Cela va donc dépendre des destinations. Pour moi, la principale différence est que plus de places seront dispos en utilisant les miles. Personnellement, cette histoire de miles n’est pas très importante. Ce qui me dérange le plus dans ce changement de système est le changement de statut. Avant, quand on changeait de statut (silver à gold par exemple), le nombre de miles requis pour atteindre gold n’était pas déduit de votre total. Avec le nouveau système, il va être assez facile de conserver son statut mais quasiment impossible d’en changer. Pour passer de gold à platinum, il faudra 480 xp soit 10 vols a/r en premium eco de plus de 5000 miles. Va falloir voyager !!! Vous en aviez parlé mais j’avais du mal à le croire. Fini Platinum pour moi ….. snif ….

  4. Merci pour cette belle infographie!

    Un détail, mais non des moindres : tous ces montants en miles sont « à partir de » ; ce sont donc des montants minimums. Or Flying Blue s’est bien gardé de communiquer les montants au-delà de ces seuils d’entrée : jusqu’à combien de miles seront facturées chacune de ces routes et surtout quels seront les montants intermédiaires et combien seront-ils!

    Les tarifs des billets commerciaux sont publiés dans les GDS, tout comme les surcharges ; et il est possible de connaître en temps réel les disponibilités par classe tarifaire.

    C’était également le cas avec l’ancien système de billet prime qui reposait sur le même principe d’inventaire et de pricing.

    Il en va tout autrement avec ce nouveau système.

    Certes, le nouveau ratio gain/dépense qui est propre à chacun va produire des gagnants et des perdants.

    En revanche l’enfumage sur la disponibilité et les montants est total. Bien joué Flying Blue!

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